• Bilan de compétences : c’est (re)parti!

    Je suis très heureuse d’annoncer que je vais à nouveau accompagner des personnes en bilans de compétences.

    Avant d’ouvrir mon cabinet en libéral, j’ai travaillé pour un organisme de formation. Je faisais des bilans de compétences et de l’insertion professionnelle en milieu carcéral.

    Le bilan de compétences est une prestation particulière pour moi et que j’apprécie.

    Tout d’abord, parce que je suis l’illustration (mon parcours professionnel) qu’un bilan de compétences peut changer une vie. Après avoir effectué le mien il y a de très nombreuses années, avec une conseillère formidable, j’ai décidé de reprendre mes études pour devenir psychologue du travail.

    Ensuite, je suis passée de “l’autre côté de la barrière”. J’ai toujours été touchée par l’implication et les effets que cela produisait sur les personnes qui entreprenaient un bilan de compétences. Je considère que c’est un engagement et j’ai à cœur d’accompagner les personnes au mieux de leurs besoins. Alors oui, c’est une prestation que j’affectionne particulièrement.

    J’ai signé une convention de partenariat avec  AAC  et voilà! Mon cabinet vous est ouvert et je n’attends plus que vous pour vous accompagner dans votre bilan de compétences.

  • Appel du 10 juin : pourquoi je ferme mon cabinet et je vais aller manifester

    Depuis le début de l’année, entre le rapport de l’IGAS (Inspection Générale des Affaires Sociales) et celui de la Cours de Comptes, la profession de psychologue s’est retrouvée sur le devant de la scène sans qu’elle n’ait rien demandé.

    Deux événements particuliers ont mis la profession en mouvement pour se mobiliser :

    • le dépôt début avril d’une proposition de projet de loi visant à la création d’un Ordre des psychologues, sans même que la profession n’en ait été averti ni impliquée dans ce projet.
    • la mise en place prochainement du remboursement des consultations par la CPAM, à des conditions délirantes pour les patient.e.s et les psychologues.

    Je ne vais pas m’étendre dans cet article sur la question de l’Ordre.

    Je ferme mon cabinet le 10 juin et je vais manifester : pour défendre le droit des patient.e.s à accéder librement aux psychologues de leur choix et selon les modalités qui leurs conviennent . J’y vais aussi pour défendre les droits et spécificités de la profession de psychologue. Enfin pour défendre les diversités et spécificités dans le métier de psychologue.

    Je vais expliquer pourquoi je m’oppose au projet de remboursement tel qu’il est prévu : Le remboursement oui mais pas n’importe comment !

    Qui est concerné.e ?

    Toute personne de 18 à 60 ans ayant des troubles légers ou modérés et n’ayant pas eu d’arrêt de travail de plus de 6 mois.
    Sont exclues les personnes ayant des troubles psychotiques, des problématiques d’addictions ou des idées suicidaires. Ces personnes seront orientées vers les CMP.

    Comment cela va se passer ?

    1. Lors de son rendez-vous avec son médecin traitant, si la personne (répondant aux critères d’éligibilité à la mesure) en fait la demande ou si le médecin l’estime nécessaire alors une orientation vers un.e « psychologue clinicien ou psychothérapeute agréé.e par l’ARS (ou un.e médecin généraliste) »
    2. La personne prend rendez-vous avec le/la psychologue de son choix (entrant dans les critères) pour une évaluation. Un bilan sera transmis au médecin traitant [le prix de cette consultation d’évaluation n’est pas connu et il n’est pas précisé si elle sera remboursée par la CPAM]
    3. La personne retourne voir son médecin traitant (qui aura eu entre temps le bilan établit). Le médecin peut alors prescrire de 1 à 10 séances « d’accompagnement psychologique de soutien » chez un.e professionnel.le au choix (répondant aux critères d’éligibilité etc.).
      Les séances seront d’une durée de 30 minutes, payées 22€ sans autorisation de dépassement d’honoraires.
    4. A l’issue des séances prescrites, la personne retourne voir son médecin généraliste. Si l’amélioration n’est pas suffisante l[es critères d’évaluation de cette amélioration ne sont pas connus des professionnels pour l’instant], le médecin traitant oriente vers un médecin psychiatre.
    5. La personne va voir un psychiatre qui après une consultation donnera son avis sur la poursuite ou non possible de l’accompagnement.
      3 possibilités : l’arrêt de l’ « accompagnement psychologique de soutien », la poursuite avec le/la même professionnel.le ou la poursuite avec un.e autre professionnel.le (toujours répondant aux critères d’éligibilité etc.).
    6. La personne retourne vers son médecin traitant qui établira une prescription pour 1 à 10 séances de « psychothérapie structurée » par un.e « psychologue clinicien ou psychothérapeute agréé.e par l’ARS (ou un médecin généraliste).
      Ces séances de « psychothérapie structurée » dureront 45 minutes pour un prix de 32€ (dépassement d’honoraires interdit).

    Plusieurs remarques

    • Le parcours est tellement complexe que cela risque de décourager les personnes les plus vulnérables. A croire que le but est de décourager !
    • 30 minutes… Comment se poser et prendre le temps de s’exprimer en 30 minutes? Il faut du temps pour réfléchir, même en parlant.
    • Les psychologues du travail, neuro-psychologues, psychosociologues, psychologues cognitivistes, etc. Bref toutes les spécialités autre que la psychologie clinique (ou les personnes ayant obtenu le titre de psychothérapeute en faisant un stage de 500h en milieu hospitalier) sont, pour l’instant exclues.
      Pourtant, ces psychologues ont fait de longues études également et ont des diplômes reconnus par L’État dans leurs spécialités. Et chaque professionnel a des domaines de compétences particuliers. Sinon ces spécialités n’existeraient pas ! Si les patient.e.s viennent me voir plutôt qu’un.e psychologue clinicien.ne, c’est pour une bonne raison.
    • Le suivi s’interrompt après les 10 premières séances le temps d’aller voir un.e psychiatre et son médecin traitant. Lorsque l’on connaît les délais d’obtention d’un rendez-vous chez un.e psychiatre cela implique une interruption longue du suivi.
    • Les personnes de plus de 60 ans ne sont pas concernées. Lorsque l’on sait les souffrances psychiques auxquelles les personnes âgées sont confrontées et plus particulièrement depuis le début de la crise « Covid », il y a de quoi s’interroger sur la prise en compte de la santé mentale chez les seniors.
    • Les personnes souffrant de troubles psychotiques, de troubles liés aux addictions ou ayant des idées suicidaires seront orientées vers les CMP. Là encore, les délais d’obtention d’un rendez-vous sont longs. Les CMP sont constitués d’équipes formidables mais qui sont sous dotées en moyens et en professionnels.
      Le secteur de la santé mentale en France est dans un état catastrophique : manque criant de moyens, de professionnels, de locaux. Il faut une volonté politique au niveau étatique pour permettre un changement.
    • Qu’en est-il des personnes atteintes de dépressions sévères, de troubles alimentaires, de troubles anxieux sévères, souffrant d’un burn-out ,… ? Là non plus, rien n’est très clair.

     

    Le remboursement mais pas n’importe comment!

    Je ne suis pas opposée au remboursement des consultations, par principe. Je suis opposée au remboursement dans les conditions qui seront imposées par les dispositions prévues par la CPAM.
    Je suis opposée à la mise sous tutelle de ma profession par le monde médical.

    Je suis opposée à ce qu’il y ait un tri entre les personnes qui pourraient ou ne pourraient pas bénéficier d’un dispositif de remboursement. Les patient.e.s doivent avoir un accès libre aux professionnel.le.s de la santé mentale de leur choix.

    Je suis opposée au parcours qui va être imposé à toute personne ressentant le besoin d’un accompagnement psychologique ou d’une thérapie.

    Je suis opposée à l’interdiction des dépassements d’honoraires. Je ne sais pas comment les tarifs de 22€ et 32€ ont été fixés mais ils sont complètement déconnectés des réalités de l’activité en cabinet libéral.

    Je suis opposée à ce qu’une autorité médicale de tutelle vienne m’imposer le cadre et le format des consultations que je propose. Si j’exerce de telle ou telle manière c’est parce que j’y ai réfléchi (et j’y réfléchis toujours). Je me forme et je m’informe constamment. Je fais des séances de supervision mensuelles pour parler de ma pratique, de ma posture et réfléchir à comment accompagner aux mieux mes patient.e.s. Je respecte un code de déontologie. J’ai une éthique professionnelle. J’assume pleinement mes responsabilités et je peux répondre des choix que je fais.

    Donc, je le redis :
    Jeudi 10 juin, je vais manifester pour défendre le droit des patients à accéder facilement et librement au psychologue de leur choix.
    Jeudi 10 juin, je vais aussi manifester pour défendre mon métier et ce en quoi je crois!
  • Rien ne change : le cabinet reste ouvert

    L’annonce des nouvelles mesures et d’un reconfinement vient accentuer la pression ambiante. Cela va demander à chacune et chacune de continuer à mobiliser ses capacités d’adaptation. Cela n’est pas facile car cela dure depuis longtemps.

    Je poursuis, bien évidemment, mon activité professionnelle.

     

    Le cabinet reste donc ouvert

    et

    les consultations en présentiel sont assurées.

     

    Le protocole sanitaire que nous avons mis en place avec ma collègue, à la sortie du confinement en Mai dernier, est solide et rigoureux. Il sera appliqué strictement.

    En ce qui me concerne, rien ne change! Ma salle d’attente reste fermée. J’insiste particulièrement sur le point suivant : merci d’arriver exactement à l’heure au rendez-vous. Si vous êtes en avance, je vous demande d’attendre dehors.

    Pour les patient.e.s qui viendront au cabinet pour les consultations en présentiel, je peux vous faire parvenir par mail, si vous la demandez, (il y a l’autorisation de circuler dans un périmètre spécifique et je ne connais pas les distances des lieux d’habitation de mes patient.e.s)  une “attestation de rendez-vous” avec la date et l’heure du rendez-vous sur un document où figureront toutes les informations relatives à mon activité et m’identifiant en tant que psychologue (Numéros Adeli et Siret). Je vous invite à l’avoir avec vous lors de vos déplacements pour venir au rendez-vous, avec votre attestation de déplacement.

    Pour les patient.e.s qui le préfèrent, les consultations en visio ou par téléphone sont, bien sûr, possibles.

  • Psychologue et remboursement des séances : modification des conditions d’accès au dispositif

    Dans une publication en date du 15 février, la CPAM 22 a modifié les conditions d’accès au dispositif Rebondir.

    Désormais, l’accessibilité au dispositif concerne les personnes :

    • en chômage partiel
    • en perte d’emploi
    • travailleur indépendant en difficulté financière et risquant de perdre son entreprise.

    Toutes les informations (ainsi que le formulaire à compléter pour faire sa demande) sur le site Ameli de la CPAM

  • Psychologue & remboursement des séances : la CPAM des Côtes d’Armor lance un dispositif d’aide pour 2021

    Il existe un dispositif, mis en place par la CPAM 22, pour une aide financière afin de rembourser partiellement des séances chez un.e psychologue. Un article de décembre 2020 du Télégramme St Brieuc en explique les principes. J’en reprends les grandes lignes pour expliquer la marche à suivre.

    Quoi et combien ?

    La CPAM des Côtes d’Armor constatant les difficultés de certaines personnes (contexte covid – fragilisation de certains assurés) a mis en place le dispositif Rebondir :

    • Une aide de 40€ max / séance pour 12 séances.

    Qui est concerné.e ?

    Sont concernées les personnes, assurées de la CPAM et entrant dans l’une des catégories suivantes :

    • perte d’emploi
    • risque de perte de son entreprise
    • en chômage partiel
    • en reconversion

    Les ressources sont prises en compte. Il y a des plafonds de ressources (par exemple 1800€/mois pour une personne seule) et les ressources des 3 derniers mois entrent dans les éléments pris en compte avant de rendre une décision de prise en charge ou de non prise en charge.

    Comment faire?

    • Une prescription du médecin généraliste
    • Envoyer la prescription (sans oublier de bien préciser ses coordonnées) à :
      Service d’action sanitaire et sociale
      Dispositif Rebondir
          CPAM des Cotes d’Armor
          106 boulevard Hoche
          22024 SAINT BRIEUC CEDEX 1
    • Réponse sous quinzaine
    • Choix du psychologue complètement libre

     

    Le dispositif “Rebondir” “vient compléter le dispositif Apesa (aide psychologique pour les entrepreneurs en souffrance aigue), créé en 2013, au sein des tribunaux de commerce pour soutenir les chefs d’entreprise en difficultés” (Le Télégramme ).

     

  • Fermeture du cabinet pour congés

    Le cabinet sera fermé aux consultations en présentiel jusqu’au 19 janvier 2021.

    Des consultations par visio sont possibles à partir du 13 janvier sur prise de rendez-vous, par mail ou par téléphone.

    Je vous souhaite une fin d’année la plus agréable et la plus apaisée possible.  Je vous dis à l’année prochaine!

  • Le cabinet reste ouvert. Les consultations sont assurées

    L’annonce du reconfinement est générateur d’inquiétudes. Cela va demander à chacune et chacune de mobiliser une fois encore ses capacités d’adaptation.

    Je fais le choix de poursuivre mon activité professionnelle.

     

    Le cabinet reste donc ouvert
    et
    les consultations en présentiel sont assurées.

     

    Le protocole sanitaire que nous avons mis en place avec ma collègue, à la sortie du confinement en Mai dernier, est solide et rigoureux. Il sera appliqué strictement.

    En ce qui me concerne, je ferme ma salle d’attente. J’insiste particulièrement sur le point suivant : merci d’arriver exactement à l’heure au rendez-vous. Si vous êtes en avance, je vous demande d’attendre dehors.

    Pour les patient.e.s qui viendront au cabinet pour les consultations en présentiel, je vous ferai parvenir par mail une “attestation de rendez-vous” avec la date et l’heure du rendez-vous sur un document où figureront toutes les informations relatives à mon activité et m’identifiant en tant que psychologue (Numéros Adeli et Siret). Je vous invite à l’avoir avec vous lors de vos déplacements pour venir au rendez-vous, avec votre attestation de déplacement.

    Pour les patient.e.s qui préfèreraient des consultations par téléphone ou en visio, ces modalités sont bien évidemment possibles.

  • Ouverture d’une consultation à Tréguier

     

    J’ouvre un autre lieu de consultation à Tréguier, dans un nouveau cabinet pluridisciplinaire.

    11 rue Saint André – Tréguier

    Je partagerai ce lieu avec ma collègue diététicienne Cécile Daniel, une psychologue clinicienne ainsi qu’un étiopathe.

    Le cabinet se trouve non loin de La Poste et le stationnement est facile.

  • Bientôt sur le site…

    Les congés sont terminés depuis un bon moment et les consultations ont repris au cabinet!

    J’espère pouvoir remettre en place le café-causerie : le travail parlons-en! Mais cela ne dépend pas que de moi ; le contexte sanitaire s’impose à nous toutes et tous dans nos activités tant professionnelles que personnelles.

    J’ai entrepris de me former à la thérapie EMDR Europe afin d’accompagner au mieux mes patient.e.s. Je prépare un article pour expliquer de quoi il retourne et en quoi consiste l’EMDR.

    La rentrée est passée et l’automne s’annonce tout aussi actif!

  • Après le confinement, la prise en compte de ses besoins

    Nous sommes dans la période de l’après-confinement. Le covid_19 n’a pas disparu mais peu à peu les personnes sortent et reprennent leur(s) activité(s). Pour autant, le confinement a eu des effets et a laissé des traces évidentes : fatigue, anxiété, souffrance, incertitudes sur l’avenir, etc. Peu de personnes s’autorisent en ce moment à verbaliser leur mal-être voir même simplement à le reconnaître.

    Je n’ai jamais professionnellement complètement été à l’arrêt pendant le confinement. Lorsque j’ai décidé de reprendre mon activité au cabinet, j’ai entendu plusieurs fois, avant de rouvrir les consultations, “tu vas voir tu vas être submergée d’appels avec tout ce qui se passe / ce qui s’est passé”. Pour l’instant, cela n’est pas le cas. Je ne suis pas “submergée” d’appels. En revanche, j’entends en consultations, lors des prises de rendez-vous des nouveaux patients et dans les conversations, des propos qui me préoccupent.

    Pendant toute la durée du confinement, même un peu avant déjà, l’espace public a été saturé de rhétoriques guerrières et héroïques : ligne de front, 1ère ligne, combat, être en guerre, les héros et héroïnes qu’étaient les soignants et les personnels de santé, etc. Je ne vais pas revenir sur la questions de tous ces personnels qui ont fait preuve de tant de courage, d’abnégation et de professionnalisme. Ils ont fait face de manière admirable. Tout comme nous ne pouvons que remercier toutes les personnes qui ont continué d’être à leurs postes, en grand nombre, pour nous permettre de continuer à vivre même en confinement. Et nous pouvons nous remercier collectivement d’avoir aidé à ce que la situation ne dégénère pas davantage. Pour autant nous n’étions pas “en guerre” mais “en soins”. Appeler héros et héroïnes les personnels de santé, c’est leur mettre sur les épaules la charge du sacrifice jusqu’à la mort et c’est leur enlever le droit de parler, de demander du matériel, d’être à bout, tristes, en colère, découragés, de vouloir arrêter et de vouloir avoir les moyens de travailler. Ça ne se plaint pas les héros, ça ne demande pas d’argent, ça ne conteste pas les décisions.

    Pourquoi est-ce que je vous parle de ceci, comme tant d’autres l’ont fait avant moi? Parce que j’entends de plus en plus des personnes qui me disent “de quoi je me plains, je n’ai rien fait pendant le confinement, moi”. Ces personnes ne s’autorisent pas à reconnaitre qu’elles ne vont pas bien, qu’elles souffrent et qu’elles ont besoin d’aide car elles ne parviennent pas à considérer cela comme légitime. Elles ont tellement entendu pendant des semaines toutes ces rhétoriques qu’elles en viennent à avoir honte ou à se sentir coupables de ne pas être bien, de ne pas “faire face”. Je trouve cela inquiétant parce que cela veut dire que beaucoup de personnes en ce moment sont en difficultés et ne font pas la démarche pour venir nous voir dans nos consultations car elles ne sentent pas autorisées à le faire : “je suis qui pour me plaindre? Je n’étais pas en première ligne. Je suis juste resté.e chez moi”.

    Le covid_19 et le confinement ont eu et ont encore des effets sur tout le monde. Je me faisais la remarque que certains signes cliniques liés au confinement étaient communs à ceux du burn-out : fatigue, irritabilité, difficulté à fixer son attention, processus de mémorisation moins performants, altération du sommeil, augmentation des consommations de tabac / alcool / médicaments /etc. , changement dans les conduites alimentaires,… Rester chez soi était être utile à la société puisque cela a permis d’enrayer la progression du virus et de limiter les dégâts. Rester chez soi était aussi pour les parents l’obligation d’assurer l’école en lien avec les enseignants. Rester à la maison était aussi travailler de chez soi, dans des conditions plus ou moins heureuses. Rester chez soi était une mesure de prévention. Rester chez soi cela ne voulait pas dire ne rien faire. Avoir été et être encore affecté.e par ce qui se passe est compréhensible et normal. S’autoriser à le reconnaitre et à entreprendre une démarche thérapeutique afin d’évoluer vers du mieux est une manière de prendre soin de soi.

    Ma plus grande crainte aujourd’hui est que les personnes qui ont besoin de se faire aider vont se retenir de le faire autant qu’elles le peuvent. Elles ne décrocheront leur téléphone que lorsqu’elles iront tellement mal qu’elles y seront poussées. Et certaines personnes ne s’en relèveront pas. Il n’y a ni honte, ni culpabilité, ni faiblesse ou que sais-je encore comme terme négatif, à vouloir se faire aider, à vouloir parler de ce qui se passe et y réfléchir dans un lieu thérapeutique, car cela ne va pas. Ce qui est, pour moi, difficilement acceptable est que des personnes ne se sentent pas “à la hauteur” de je ne sais quelles rhétoriques et qu’elles souffrent en silence, ne considérant pas leur ressenti comme légitime. Ceci, est préoccupant car c’est de leur santé dont il s’agit.

    Pour dire les choses autrement : it’s okay not to be okay.